Traversée de pont Vallée du Miyar

Randonnée dans la vallée du Miyar (Partie 3)

Vous pensez effectuer un voyage de randonnée sous peu? Suivez les aventures de Chris Higgins, conseiller SAIL et passionné de plein air, et lisez les articles 1 et 2 de sa série sur la randonnée dans l’Himachal Pradesh.

Notre camp de base un peu plus loin dans la vallée du Miyar ressemblait à un camping sur le plateau de tournage d’un film de Tolkien. Autour de nos tentes se trouvaient une clairière verdoyante et un petit ruisseau qui coulait vers la rivière Miyar. À tout moment, nous pensions voir un hobbit surgir des immenses rochers de granite qui couvraient le site.

Camp de base

Aucune âme qui vive à l’horizon par contre, seulement une pile étrange d’os de moutons blanchis par le soleil. Des drapeaux de prières tibétains flottaient au vent au sommet d’un large rocher et des cornes de bouquetins trônaient sur une pierre. Nous avons rapidement ressorti les souliers d’escalade et nous nous sommes mis à parler de routes à emprunter.

Le trek pour arriver ici nous a pris deux jours en partant du village de Kanjar avec ses antennes satellites et les piles interminables de bois de chauffage pour les hivers longs et froids. Alors que les pins disparaissaient, la vallée s’ouvrait sur une prairie parsemée de rochers. Par endroits, le sentier sentait le thym et la sauge, tel un thé herbacé. Nous traversions les rivières sur des ponts douteux faits de bûches et de roches plates. Les seuls signes d’une présence humaine étaient des abris en pierres bâtis par des bergers.

Vue de la vallée

Mon compagnon pour la majorité de la route était Skip Aei. Oui, je sais, son nom est vraiment Skip. Un nomade britannique qui a voyagé pratiquement partout, incluant de longs passages en Inde. Il a abouti avec nous par hasard, en répondant à un appel de Martin sur le site web de son club d’escalade. Nous avions ainsi trouvé la quatrième personne de notre groupe.

Punit Mehta, notre magicien de la logistique, n’était pas très loin derrière. Des mois précédant notre arrivée, il sillonnait les routes himalayennes sur sa motocyclette pour faire tout le travail critique sur le terrain. Il a fait un travail incroyable pour embaucher les porteurs, trouver les chevaux et s’assurer que nos estomacs seraient remplis de délicieuse nourriture indienne.

Après une journée à explorer notre campement et à laver nos vêtements dans le ruisseau, nous avons escaladé des dalles de granite dans la vallée. Oscar et moi étions encordés ensemble. Notre protection était minimale, mais les rochers étaient solides. Skip a eu une petite frayeur, mais s’est repris rapidement lorsqu’une roche s’est détachée sur lui.

Escalade d'Oscar et Martin

Sur le chemin du retour, le « soldat » Martin a suggéré que nous escaladions un sommet. Ce sommet était, bien sûr, de l’autre côté de la FROIDE et LARGE rivière Miyar. En deux temps trois mouvements, Martin nous a fait traverser la rivière en nous attachant à un câble par des mousquetons et nos harnais d’escalade.

Nous avons suivi des traces de chèvre vers une vallée étroite parsemée de nombreuses parcelles gazonnées. Un peu plus loin, il y avait un refuge en pierres abritant de la bouse de vache séchée empilée sous une roche suspendue pour alimenter un feu. Nous n’étions pas les premiers à visiter cette vallée reculée. Les bergers passent par cet endroit en veillant sur leurs troupeaux depuis bien des années.

Nous avons campé sur une petite parcelle d’herbe avec vue sur la chaîne de l’Himalaya au nord. Alors que le poêle ronronnait, notre nouveau point de vue nous montrait que notre « montagne » était en fait une aiguille pointue au sommet d’une longue crête.

Néanmoins, nous sommes partis tôt le matin suivant, avant que le soleil ne réchauffe le sommet, suivant la rivière, puis gravissant la crête. Au plus haut point, la vue était phénoménale. Nous avions devant les yeux un vaste panorama de vallées et de sommets qui se poursuivaient vers l’est, rejoignant ultimement le Pakistan.

Trek en haut de la vallée du Miyar

La journée avant que nous quittions la Vallée du Miyar, je suis parti seul en randonnée vers une place que j’ai vue quelques jours plus tôt, en route vers le glacier. En chemin, j’ai suivi des traces de léopard des neiges dans le sable fin sur la berge de la rivière, jusqu’à ce qu’elles disparaissent soudainement.

Randonnée vallée Miyar

Après avoir trempé mes pieds dans un ruisseau qui s’abreuvait dans la rivière principale, je me suis étendu sur une petite parcelle d’herbe et j’ai admiré la vue. La vallée s’étirait devant moi alors qu’elle tendait vers le nord, vers le glacier. Le ciel, d’un bleu brillant, encadrait les sommets et alors que le soleil baissait, un éclat ambré réchauffait la scène. J’ai tenté de tout savourer une dernière fois avant de retourner au camp. Les probabilités que je revoie ce paysage sont plutôt minces, mais au moins, j’ai été assez chanceux pour le voir une fois dans ma vie.

Parlons équipement

SiègeSiège de camping

J’ai été vendu aux sièges de camping alors que je regardais Oscar assis confortablement dans la tente repas, alors que je ne cessais de changer de position afin de trouver un peu de confort. Avoir un dossier solide et un coussin moelleux sous les fesses lorsque vous êtes assis par terre est un sentiment merveilleux. L’autre chose géniale est qu’ils sont assez légers et ne prennent pas beaucoup d’espace dans votre sac.

Sifflet Fox 40 Sifflet Fox 40

Selon moi le meilleur équipement de sécurité que vous pouvez obtenir pour moins de 10 dollars. Si vous êtes en solo, ils sont irremplaçables. Vous ne pourrez jamais crier aussi fort qu’un sifflet. Attachez-en un sur votre sac à dos ou sur votre gilet de sauvetage à l’aide d’un mousqueton.