Pêche sur glace avec Rapala

S’initier à la pêche sur glace en sept questions et réponses

Vous n’êtes pas encore mordus de l’hiver? Qu’à cela ne tienne! Vous le deviendrez après avoir vécu votre première expérience de pêche sur glace, une activité qui permet de réaliser que l’hiver apporte son lot de joie malgré le froid. Mais comment ça fonctionne? Et pourquoi autant de gens en sont adeptes? Pour répondre aux questions les plus fréquemment posées par les intéressés à cette activité hors du commun, nous avons fait appel à l’expert Wil Wegman, champion canadien de la pêche sur glace, pêcheur expérimenté et ambassadeur de Rapala. Voyez ses explications et ses astuces afin de vous initier à la pêche sur glace et faire de votre première sortie une réussite!

 

1. En quoi consiste la pêche sur glace et quelles sont les différences avec la pêche sportive estivale?

En quoi la pêche sur glace, aussi surnommée pêche blanche, est-elle différente de la pêche traditionnelle

D’abord, la pêche sur glace le dit, elle se pratique en hiver sur l’eau gelée et dure d’un lac ou d’une rivière plutôt qu’en eau vive ou en eau libre. L’avantage? Nul besoin de pagayer. En revanche, « lorsque vous pêchez en eau libre, votre capacité à vous déplacer est décuplée si vous avez recours à une embarcation. Vous pouvez aller partout et même sillonner un lac de 722 kilomètres carrés, comme le lac Simcoe situé tout près de chez moi, en Ontario. Quand vous pêchez sur glace, vous êtes plutôt relégué à une zone relativement petite, surtout si vous vous y rendez en marchant. Cette zone peut être élargie si vous l’atteignez en motoneige ou avec un véhicule tout-terrain (VTT). Vous ne couvrirez donc pas autant de territoire que vous le feriez si vous étiez en eau libre », explique Wil Wegman.

Heureusement, les huttes, les cabanes et les tentes portatives chauffées ont vraiment permis de démocratiser ce sport hivernal et de le rendre plus populaire que jamais.

Les innovations dans le domaine de la pêche sur glace – cannes à pêche sur glace, sonars, cartographie GPS et Navionics, caméras sous-marines, abris de pêche transportables et appareils de chauffage – ont contribué à amener ce sport à un niveau supérieur.

L’autre grande différence de la pêche blanche, c’est qu’il faut creuser un trou dans la glace et y faire descendre sa ligne. « Les positions de la ligne et du leurre sont entièrement verticales. L’approche est donc très différente, car la zone pour attraper du poisson est plus restreinte », renchérit-il.

Enfin, les espèces pêchées varient selon les régions – truite, omble de fontaine, perchaude, etc. – et l’équipement doit être adapté à la pêche blanche. Une chose certaine : le plaisir de pêcher reste le même, hiver comme été.

 

2. Cette activité peut-elle se pratiquer seule?

Oui, à condition d’avoir gagné suffisamment d’expérience et une connaissance minimale des surfaces glacées afin de prévenir les dangers. Bien sûr, il y a des exceptions. Il est recommandé d’y aller avec un(des) accompagnateur(s) spécialement dans certaines régions éloignées ou au début et à la fin de la saison de pêche sur glace où l’état de la glace est précaire.

Lors des premières fois, il est fortement recommandé « d’y aller avec une personne expérimentée qui a confiance en ses capacités à lire les conditions de la glace afin de vous assurer de ne pas tomber », conseille Wil Wegman. Cela vous aidera également à dénicher les meilleurs endroits pour pêcher et les passages sécuritaires où la glace ne risque pas de céder en plus de vous aider à comprendre comment installer vos cannes, percer des trous et repérer les poissons.

Il existe aussi des forfaits tout-inclus qui comprennent le permis de pêche, l’équipement de base (canne à pêche sur glace, appâts, etc.) l’accès à une cabane de pêche chauffée, le transport jusqu’au lac, le perçage des trous, etc.

C’est aussi une belle activité afin d’initier des enfants d’âge scolaire qui seront impressionnés de remonter des poissons à la surface et qui seront spécialement subjugués par le sonar, si votre accompagnateur en possède un.

 

3. Quelles sont les étapes pour bien s’adonner et se préparer à une séance de pêche blanche?

La pêche sur la glace n’en sera que meilleure si vous suivez ce récapitulatif simple:

  • Choisissez une accompagnatrice ou un accompagnateur expérimenté ;
  • Si vous n’êtes pas sûr à 100 % des conditions de la glace avant de planifier votre sortie, assurez-vous de pouvoir tester la glace à votre arrivée à l’aide d’un ciseau à glace ou d’une tarière. Surtout, validez l’état de la glace avant de vous avancer. « Repérez la glace bleue d’une épaisseur d’au moins 10 cm (4 pouces). C’est la densité nécessaire pour y marcher », dit Wil Wegman.
  • Faites l’acquisition d’un permis de pêche valide (voir ci-dessous) ;
  • Préparez et empaquetez votre attirail la veille et prenez soin de tout solidifier sur le traîneau à l’aide de cordes ou de sangles. Il est plus facile de monter une ligne à pêche avec les mains réchauffées dans le confort de votre foyer que lorsque la température est glaciale une fois rendus sur place ;
  • Percez le ou les trous pour pêcher ;
  • Installez la hutte après avoir percé les trous. Vous pourrez l’installer au-dessus d’un trou ou à proximité ;
  • Installez votre brimbale et votre canne à pêche dans un support ;
  • Pêchez et profitez de l’extérieur!

 

4. Que faut-il amener pour pêcher sur la glace?

D’abord, il faut savoir qu’il est interdit de pêcher sur la glace sans permis. Comme pour les autres types de pêche pratiqués le reste de l’année, il faut posséder un permis de pêche en bonne et due forme (valide du 1er avril au 31 mars pour le Québec et du 1er janvier au 31 décembre pour l’Ontario) pour pratiquer la pêche blanche, que ce soit au Québec ou en Ontario. Il est possible de se procurer un permis de pêche chez SAIL, dans les pourvoiries et dans d’autres points de vente accrédités.

 

Pour le reste, il est impératif de s’habiller chaudement et de pratiquer le système multicouche ; une couche de base, des collants, un manteau d’hiver bien isolé en duvet, des pantalons de neige, des bas en laine mérinos, une tuque et des gants chauds.

 

Il est aussi recommandé d’apporter des vêtements supplémentaires conçus de matériaux qui ne retiennent pas l’humidité et de se munir d’une excellente paire de bottes. Même si vous avez accès à un abri chauffé, « il est impossible de chauffer le sol, donc munissez-vous de bonnes bottes avec une doublure en feutre ou en laine que vous pouvez retirer aisément afin de les laisser sécher à la fin de la journée. Vous serez au sec pour votre prochaine sortie », recommande Wil Wegman, ambassadeur pour Rapala.

Vous pouvez également apporter des chauffe-mains ou des chauffe-bottes, mais attention que cela ne vous fasse pas trop transpirer, car cela pourra vous donner froid.

Également, en ce qui concerne le matériel, vous aurez besoin de tout ceci :

  • Un traîneau pour transporter votre attirail ;
  • Un abri qui se transporte et se monte facilement. Il existe même des traîneaux qui se transforment en abri une fois rendus sur place. « Pensez à amener des piquets supplémentaires afin de bien sécrurise et fixer la tente dans la glace », dit Wil Wegman ;
  • Un petit radiateur au propane bien rempli afin de chauffer votre abri ;
  • Un contenant isotherme contenant une soupe ou une boisson chaude afin de vous réchauffer ;
  • Une chaise pliable pour vous asseoir ;
  • Un seau pour y déposer vos prises ou renverser afin de vous y reposer ;
  • Une boîte à pêche remplie du matériel de base : des hameçons uniques, du fil à pêche sur glace, des leurres et des cuillères. « Privilégiez les leurres et les cuillères conçus pour pêcher à la verticale », ajoute l’expert ;
  • Une canne à pêche. « Lors de votre première sortie, amenez une ou deux cannes de puissance moyenne qui mesurent 27 ou 28 pouces et sont dotées d’un moulinet de taille moyenne au lieu d’amener une canne à pêche pour chaque puissance. Vous pourrez couvrir la base et attraper la plupart des espèces de poissons », renchérit-il ;
  • Une brimbale dont le drapeau se lève si vous avez une touche. Vous pourrez l’installer près de votre trou principal, à proximité de votre tente ;
  • Une pelle pour soutenir les côtés de votre abri et une écumoire pour nettoyer la neige fondante et l’accumulation de glace dans vos trous durant la journée ;
  • Une tarière à glace manuelle comme celles de Rapala. « Si vous pêchez principalement de la perchaude ou du crapet, optez pour une tarière pouvant percer un trou de 12 cm à 15 cm (5 à 6 pouces). Si vous pêchez de plus gros poissons, utilisez une tarière de de 20 cm à 25 cm (8 à 10 pouces) », enchaîne l’expert.

 

5. Quels sont les meilleurs moments pour pratiquer la pêche sur glace?

Cela varie évidemment selon la région et l’espèce pêchée, mais « dans de nombreuses régions du sud de l’Ontario et du Québec, la glace commence à se former vers la mi-décembre ou la fin décembre, parfois seulement le 1er janvier ou ultérieurement. Les huttes chauffées, comme au lac Simcoe, en Ontario, sont généralement en place jusqu’au 15 mars. Dans d’autres endroits, la saison peut s’étirer jusqu’à la fin du mois de mars. Mais le meilleur moment pour aller à la pêche sur glace est celui où vous prenez le temps d’y aller », dit Wil Wegman. Prenez le temps de choisir une date et de vous y préparer ; ce sera bien plus agréable si vous n’êtes pas à la course et que vous êtes bien équipé.

 

6. Où est-il possible de pêcher sur la glace?

Tout dépend d’où vous partez et de l’expérience que vous recherchez (une formule tout-compris ou de votre propre chef). Il faut savoir que la pêche est meilleure tôt le matin et que le transport et la préparation vous demanderont plus de temps en hiver, donc il peut être astucieux de choisir un lieu relativement près de votre demeure ou votre chalet.

La Sépaq propose une foule d’endroits et il existe un nombre important de pourvoiries privées où pêcher partout dans la province.

Dans le sud de l’Ontario, « le lac Simcoe est le plus exploité de la province. Plus de gens y pêchent en hiver que durant les trois autres saisons combinées. Il y a plus de 20 exploitants de cabanes de pêche sur glace », dit Wil Wegman. Le lac Nipissing, à North Bay, est une excellente destination de pêche sur glace au nord de l’Ontario. Il existe une foule d’options compte tenu des 250 000 lacs en Ontario. Vérifiez auprès des offices de tourisme régionaux pour trouver celui qui vous plaît.

 

7. Est-ce qu’il existe une technique pour pêcher sur la glace?

Même si elle paraît plus statique et moins active que la pêche traditionnelle, la pêche hivernale nécessite quand même de bouger pour mettre toutes les chances de votre côté afin d’attraper des poissons.

Les pêcheurs sur glace qui y vont pour la première fois peuvent souhaiter utiliser des répliques de ménés qui ressemblant à des appâts vivants afin d’augmenter leurs chances. À mesure qu’ils progressent, ils pourront se tourner vers les appâts artificiels qui sont tout aussi efficaces que les vrais. Essayez différentes actions avec vos leurres comme l’imitation de poissons-appâts blessés ou morts.

« La pêche sur glace peut paraître tantôt simple, tantôt complexe. Statique ou mouvementée. Donnez-vous le temps d’apprendre et d’acquérir de l’expérience et préparez-vous à ne pas en attraper autant de poissons que vous l’auriez espéré les premières fois », conclut Wil Wegman, ambassadeur Rapala.

Et pour bien vous équiper en vue de votre initiation à la pêche sur glace, c’est par ici.

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Article écrit en collaboration avec Wil Wegman, ambassadeur de Rapala.

Wil Wegman est un rédacteur renommé et animateur de séminaires. Il a été intronisé au Temple de la renommée des pêcheurs canadiens en 1997, a remporté le prix Rick Morgan Professional Conservation ainsi que le prix National Recreational Fisheries. Il participe activement à des tournois de pêche sur glace et il a même fait partie de l’équipe canadienne aux Championnats du monde sur glace, en 1991. Il a également remporté plusieurs prix de pêche au lac Simcoe, en Ontario.