Chasse à l'orignal à l'arc : récit de chasse et 7 conseils pour réussir
Chasse à l'orignal | 22 septembre 2026
SAIL
23 septembre 2026
Délaisser la carabine pour une arme à corde, c’est changer complètement de jeu. On se rapproche de la proie, on ralentit, on vit une expérience plus intime, instinctive et silencieuse.
Cette proximité et cette adrénaline séduisent plusieurs adeptes, année après année. Et en bonus? Quelques semaines de chasse en plus, dans des zones souvent fermées aux chasseurs qui privilégient les armes à feu. Mais une fois la carabine mise de côté, encore reste-t-il à trancher entre l’arc et l’arbalète!
Avant de choisir, il est important de savoir que les deux disciplines n’exigent pas le même niveau d’engagement.
L’arc, c’est du sérieux à longueur d’année. Ça prend un entraînement au tir constant et une bonne condition physique pour garder sa précision à pleine allonge, saison après saison.
L’arbalète, elle, joue la carte de l’efficacité : prise en main rapide, précision au rendez-vous. En prime, elle ne nécessite pas des années de pratique, ce qui fait souvent pencher la balance entre les deux.
Trouvez l’option qui convient le mieux à vos besoins avec l’aide de Martin Léonard, spécialiste de la chasse chez SAIL.
Dans cet article, vous découvrirez :
Les périodes de chasse à l’arc et à l’arbalète ouvrent la porte à des semaines supplémentaires qui ne sont tout simplement pas accessibles aux chasseurs à l’arme à feu. Certains territoires de chasse au Québec et en Ontario sont aussi réservés exclusivement aux personnes qui chassent à l’arc et à l’arbalète. Résultat : une pression de chasse nettement plus faible, ce qui se traduit par un gibier plus abondant et moins farouche.
Mais encore faut-il bien se préparer pour profiter pleinement de cette fenêtre de chasse exclusive. Repérez vos angles de tir à l’avance et coupez les branches qui pourraient dévier une flèche ou un carreau au moment critique. Même le meilleur camouflage et le tir le plus précis ne serviront à rien si votre projectile est bloqué dans sa trajectoire par un obstacle imprévu.
Pour tout savoir sur la portée légale et pour vous initier à la chasse à l’arbalète, consultez notre article Pourquoi et comment chasser à l’arbalète?

Avant l’ouverture de la chasse à l’arme à feu, la forêt tourne encore au rythme ralenti de l’été. Les animaux, qu’il s’agisse du cerf de Virginie ou du petit gibier, n’ont pas encore été dérangés par les détonations et par la présence humaine accrue dans leur habitat naturel.
Ils fréquentent encore leurs zones d’alimentation habituelles, comme les vasières ou les peuplements de pommiers, avec une régularité qui devient de plus en plus rare à mesure que la pression de chasse s’intensifie.
La température a également un impact important sur le comportement du gibier. Durant les journées chaudes de fin août et début septembre, les animaux limitent leurs sorties aux moments les plus frais de la journée, soit tôt le matin et en fin de journée, lorsque le mercure descend sous les 15 °C. Lorsque la chaleur se fait sentir en plein jour, le gibier se réfugie sous un couvert forestier plus dense, près des points d’eau.
Il est donc conseillé de sortir dans les deux heures qui suivent le lever du soleil et dans les deux heures qui précèdent son coucher, lorsque le mercure est au plus bas.
Moins de pression de chasse et des températures plus clémentes se traduisent directement par un gibier plus prévisible : c’est précisément ce qui rend la chasse silencieuse à l’arc ou à l’arbalète si payante tôt en saison.
Chasser à l’arc ou à l’arbalète, c’est accepter de réduire considérablement la distance qui vous sépare de l’animal. On parle généralement de 15 à 35 mètres (49 à 115 pieds), selon l’arme de chasse et le niveau d’expérience. Cette proximité change complètement la donne et demande une discipline particulière.
La gestion du vent et des odeurs devient ici une priorité. Un tissu qui frotte sur une branche, un mouvement trop brusque pour ajuster votre position, un changement de direction du vent et l’occasion s’envole.
À courte distance, chaque geste compte. Le camouflage de chasse devient alors votre meilleur allié pour demeurer invisible, autant aux yeux qu’aux oreilles du gibier.
La dimension mentale est également à considérer. Lorsque l’animal s’approche, l’adrénaline monte et le souffle s’accélère. Contrôler ses réactions demande un sang-froid qui s’acquiert avec l’expérience. C’est ce mélange d’intensité et de discipline qui distingue vraiment la chasse rapprochée de la chasse traditionnelle à longue distance.
Si l’arc et l’arbalète de chasse partagent le même terrain de jeu, ils s’adressent tout de même à deux profils de chasseurs bien différents.
L’arc séduit par sa maniabilité en forêt dense et sa rapidité à décocher lorsqu’un deuxième tir s’impose; un avantage réel lorsque la situation évolue rapidement sur le terrain. C’est une arme de chasse qui récompense l’instinct autant que la technique.
Mais cette liberté a un prix. Tenir son arc à pleine allonge, viser, puis relâcher exige une force physique et mentale bien plus soutenue que celle demandée par l’arbalète. La précision à l’arc ne se travaille pas seulement dans les semaines précédant l’ouverture de la chasse. Elle se bâtit tout au long de l’année, généralement à raison de plusieurs séances par semaine pour garder la force et la mémoire musculaire nécessaires. Sans le temps ou l’envie de maintenir cette routine, l’écart avec l’arbalète devient vite le facteur décisif.
Rapide à maîtriser, surtout pour ceux déjà habitués à une lunette de visée, l’arbalète offre une stabilité qui est dure à battre. Une fois armée, elle ne bouge pas pendant l’ajustement du tir, ce qui donne une précision à distance éthique, sans nécessiter des années de pratique.
Un autre des grands avantages de l’arbalète? Aucun effort demandé pour rester en joue, contrairement à l’arc, qui doit être tendu au moment opportun. Armée à l’avance, elle vous laisse tout le temps voulu pour ajuster votre tir, sans causer de fatigue musculaire. Cela dit, quelques points méritent réflexion avant l’achat : son poids, l’encombrement et le bruit à la décoche sont tous des éléments à considérer selon votre style de chasse et le gibier visé.
Comment choisir son arbalète? Trois critères sont à retenir : la puissance (en livres de tension), la vitesse du carreau (en pieds par seconde) et le poids total de l’arme.
Pour la chasse au cerf de Virginie, par exemple, une arbalète offrant une vitesse d’au moins 350 pi/s (107 m/s) assure une pénétration suffisante à une distance éthique. Conseil de spécialiste : essayez toujours une arme en magasin avant l’achat afin de vérifier qu’elle correspond à votre gabarit et à votre style de chasse.
Vous voulez améliorer vos chances de récolter? Optez pour un bipied ou un trépied portatif. Cet accessoire essentiel permet de rester en joue pendant de longues heures, une aide précieuse lorsque le gibier se fait attendre.
Pour approfondir le sujet, consultez notre article Comment et pourquoi chasser à l’arbalète?
Avant même de penser à acheter une arbalète ou un arc de chasse, il est essentiel de vérifier la réglementation en vigueur. Les règles qui régissent la chasse à l’arbalète varient d’une zone de chasse à l’autre. Les dates d’ouverture et de fermeture changent aussi selon l’espèce visée.
Faut-il un permis pour chasser avec une arbalète? Oui. Au Québec, un permis de chasse (au gros gibier ou au petit gibier, selon l’espèce ciblée) ainsi qu’un certificat du chasseur valide sont requis pour chasser à l’arbalète. En Ontario, l’accréditation de chasseur doit être déposée avant même de pouvoir acheter un permis de chasse. Un permis de chasse valide et une carte Plein air (Outdoors Card) sont aussi requis.
Certaines zones présentent en plus des restrictions spécifiques, notamment durant la période de la chasse à l’arc et à l’arbalète. Assurez-vous de vérifier :
Ces informations évoluent d’une année à l’autre : vérifiez-les toujours avant chaque sortie.
Pour les détails complets sur la réglementation applicable à la chasse à l’arbalète, référez-vous à notre article Pourquoi et comment chasser à l’arbalète ainsi qu’aux sites du Gouvernement du Québec et du Gouvernement de l’Ontario.

Une fois votre choix d’arme de chasse arrêté, voici les accessoires qui font toute la différence sur le terrain :
Où acheter une arbalète? Chez SAIL, en succursale ou en ligne. Notre équipe peut vous conseiller selon votre gabarit, votre budget et le type de gibier que vous comptez cibler.
Certains préfèrent l’arc pour l’instinct et le défi athlétique qu’il demande, malgré l’entraînement au tir soutenu et la forme physique exigés par ce type de chasse. D’autres optent pour l’arbalète, pour sa transition rapide et accessible depuis la carabine, sans compromis sur la précision. Quel que soit votre choix, ces deux disciplines vous ouvrent les portes d’une saison plus longue, plus silencieuse et tout aussi remplie de sensations fortes!