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Chasse à l’orignal à l’arc : récit de chasse et 7 conseils pour réussir

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22 septembre 2026

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Orignal au bord d’une forêt aux couleurs d’automne pendant la saison de chasse à l’orignal

La chasse à l’orignal à l’arc est considérée comme l’une des expériences les plus intenses qu’un chasseur puisse vivre au Québec. Elle exige de la patience, une bonne connaissance du territoire et une maîtrise des appels pour espérer s’approcher d’assez près de cet imposant cervidé. Dans cet article, Guillaume Rivest, guide, aventurier et auteur, vous fait revivre sa première récolte d’un orignal à l’arc, au cœur du Témiscamingue, et vous propose un véritable guide de chasse à l’orignal pour bien vous préparer.  

Cet article a été écrit en collaboration avec Guillaume Rivest et Hooké. 

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Suivez Guillaume Rivest dans son aventure :

  1. Récit de chasse : ma première récolte d'un orignal à l'arc
  2. Comprendre l'orignal
  3. Connaître son territoire de chasse
  4. Maîtriser les appels d'orignal
  5. Avoir une arme de chasse fonctionnelle et la maîtriser
  6. Être bien habillé et contrôler ses odeurs
  7. Préparer l'après-récolte
  8. Prévoir l'imprévisible : la sécurité en forêt

Récit de chasse : ma première récolte d’un orignal à l’arc

Nous sommes le 3 octobre. Il est 7 h du matin. Lentement, très lentement, je fais avancer mon canot le plus silencieusement possible dans une petite baie sur un lac situé dans les confins du Témiscamingue. Une branche casse pour la seconde fois. Cette fois, j’en suis convaincu, il s’agit d’un orignal et il est très près de moi. Je lance un appel de femelle. Pour seule réponse, davantage de craquements, laissant sous-entendre que l’immense bête s’approche lentement de moi. J’entends son panache frotter dans les aulnaies. L’adrénaline s’empare de moi. Mon cœur s’emballe. Je pense alors : « Calme-toi ». Au fond de moi, je sais que cette chasse risque de se solder par la récolte de mon premier orignal à l’arc.

Après de nombreux revirements de situation, je me trouve deux heures plus tard dans une cuve marécageuse près du sommet d’une colline à presque 1 km du lac où j’étais en canot. Devant moi, une femelle qui mange des feuilles dans l’indifférence la plus totale, convaincue que je suis un jeune mâle venu affronter le « gros buck » dans les parages. J’ai perdu sa trace, mais si la femelle est ici, son mâle ne doit pas être bien loin. Armé de mon panache de fortune (dans ce cas-ci, une branche d’érable sèche), je simule le bois d’un orignal se frottant sur le seul sapin des environs. Je lance un appel qui, dans le langage des orignaux, veut essentiellement dire : « Viens te battre! » Dans le jargon, on le nomme le « cou-bois ».

La confrontation

Une minute plus tard, tout s’enchaîne.

Sur l’autre versant de la cuve, j’entends de très forts craquements de branches. Quelque chose de gros casse littéralement de petits arbres en descendant la pente. J’entends alors le buck verbaliser pour la première fois. Le son guttural de son cri remplit tout l’espace et vient résonner jusque dans mes os. Il a répondu à mon appel en me disant sans équivoque : « Je viens me battre. » Si je veux être 100 % franc avec vous, la peur dépassait l’excitation. Moi, au milieu de la petite vallée, armé de quatre flèches. Lui, la bête de 1 200 lb, pas contente pantoute de me savoir près de sa femelle depuis aussi longtemps. Il a fallu que je me parle : « Calme-toi! Ça fait quatre ans que tu veux récolter! Là, ça se passe! Respire un bon coup, tu vas faire ce qu’il faut et te rendre au bout de la chose. » Comme un sportif, je suis entré dans un tunnel. Plus rien d’autre n’existait que le moment présent outre moi et la bête lumineuse très fâchée.

Il s’approche. Je finis par l’apercevoir. L’immense panache qui se dandine, il s’en vient franc vers moi en me regardant tout en me poussant des grognements agressifs. Flèche encochée, l’arc tendu, je lui réponds en me balançant de mon côté.

La peur m’envahit. Il est à dix mètres, toujours de face. Impossible de prendre le tir.

Au moment où je commence à craindre sérieusement pour ma sécurité, il décide de me contourner en passant derrière une petite talle d’aulnaies. Il se trouve de côté, mais sans tir possible. Je repère une ouverture à quatre mètres de moi. Je vise le trou en me disant que, lorsqu’il passera à cet endroit, ce sera probablement ma seule occasion de décocher.

Le tir et la récolte

L’orignal avance. Je laisse aller la flèche, qui le pénètre en plein thorax. Surpris, il s’élance au galop pour s’effondrer deux minutes plus tard. Ma pointe a transpercé le poumon et lui a percé le cœur.

Sous le choc, debout, seul, au milieu du bois, je tremble de façon incontrôlable.

Rien, mais absolument rien, ne m’a jamais fait vivre autant d’émotion de toute ma vie. J’attends un instant, je marque l’endroit sur mon GPS et je m’élance dans le bois en direction de mon canot. Je dois aller chercher mes partenaires de chasse. La course contre la chaleur a commencé et nous devons absolument mettre la carcasse au froid le plus rapidement possible.

Il est 9 h 15. Pour la petite histoire, il sera 23 h quand nous aurons fini de pendre les quartiers d’orignal près de notre camp.

Comment bien préparer sa chasse à l’orignal : 7 conseils essentiels

J’ai vécu la chasse d’une vie, mais ce récit aurait pu être bien différent si j’avais été mal préparé et mal équipé. L’orignal est une proie qui passe littéralement sa vie à se sauver des prédateurs. Une seule erreur et votre chasse est finie. L’immense cervidé sera parti. Voici donc quelques conseils qui pourront vous aider à connaître une chasse qui aura du succès.

1. Comprendre l’orignal

Pour maximiser ses chances, il est absolument primordial de bien connaître l’orignal. Il faut comprendre ses habitudes, la façon dont il s’alimente, les sons qu’il produit et leur signification, ainsi que ses réactions en fonction de la période du rut, du sexe, de son âge, etc. Ces connaissances vous permettront de poser les bons gestes au bon moment.

Il existe une panoplie de ressources disponibles pour en apprendre davantage, notamment des livres et des vidéos en ligne. Nous avons toujours plusieurs livres à notre camp de chasse. Mon incontournable : les formations en ligne de Jason Morneau Tremblay. C’est sans doute ce qui m’a le plus aidé à travers les années.

2. Connaître son territoire de chasse

Il faut chasser dans des habitats propices où les indices de la présence d’un orignal sont observables. La façon la plus efficace de connaître son territoire est de le parcourir de fond en comble. Pour ceux qui n’ont pas la chance de parcourir leur territoire de chasse avant l’ouverture, les cartes écoforestières sont un outil intéressant.

Si vous avez la chance d’avoir accès au même territoire année après année, il peut devenir très intéressant de l’aménager. Ouvrir des sentiers vous permettra de vous déplacer plus rapidement en faisant moins de bruit. Installer des blocs de sel aux endroits propices fera aussi peut-être en sorte que les orignaux resteront plus longtemps sur votre territoire. J’ai la chance d’avoir comme partenaire de chasse mon beau-frère, qui s’investit beaucoup à ce niveau. J’ai d’ailleurs récolté mon orignal assez près d’une saline qu’il avait installée durant l’hiver précédent.

Bloc de sel blanc Champion's Choice

3. Maîtriser les appels d’orignal

Si quelqu’un pouvait m’écouter lorsque je suis seul en voiture avant la chasse, il me trouverait très étrange. Les cris d’orignaux y jouent en boucle pendant que j’essaie tant bien que mal de les imiter. Seule la pratique vous permettra d’obtenir un son qui finira peut-être par déjouer un orignal.

4. Avoir une arme de chasse fonctionnelle et la maîtriser

Peu de choses me fâchent davantage que d’entendre l’histoire d’un orignal qui a été blessé par une arme qui ne fonctionnait pas bien ou par un tireur mal entraîné. Pour être précis avec une arme à feu, une arbalète ou un arc, il faut de la pratique. TOUT CHASSEUR RESPONSABLE devrait laisser passer l’orignal s’il doute de ses capacités au moment où l’opportunité de tir se présente. Faites l’entretien de vos armes avant d’aller chasser et surtout, entraînez-vous avec votre arme de chasse.

Cible T500 ZoneT3

5. Être bien habillé et contrôler ses odeurs

L’orignal a une excellente ouïe et un odorat exceptionnel. Sa vue laisse toutefois à désirer. Des vêtements sombres font généralement un très bon travail. Pour la chasse fine, vos vêtements doivent être silencieux. Lors de ma sortie, je portais le gilet en laine de mérinos Prospecteur et les pantalons cargo Aventure de Hooké. Les deux étaient verts, sans motif, et cela n’a pas joué contre moi lorsque deux orignaux m’ont regardé directement tour à tour.

Pour ce qui est des odeurs, essayez d’éviter d’avoir trop chaud pour limiter l’odeur de sueur. Personnellement, j’aime beaucoup les vêtements de laine parce qu’ils sentent beaucoup moins fort après l’effort que leur équivalent synthétique. Procurez-vous des vaporisateurs d’odeur que vous pourrez mettre sur vos vêtements de chasse, le plus efficace étant la vraie urine d’orignal. Malgré toute l’urine dont vous vous aspergez, le facteur le plus important est de prendre en compte la direction du vent durant vos approches.

6. Préparer l’après-récolte

Le vrai travail commence lorsque la bête est au sol. Il faut beaucoup d’équipement pour être en mesure d’éviscérer, débiter, scier et transporter une carcasse d’orignal dont le poids dépasse fréquemment les 1 000 lb. De plus, une fois au sol, s’il fait moindrement chaud, refroidir la viande est une priorité absolue afin de limiter la prolifération bactérienne. Bref, il vous faut au minimum quelques bons couteaux, des « tie wraps », une scie pour les os, des sangles, des mousquetons et de la corde.

Nous avons pris l’habitude de tout préparer d’avance dans un sac laissé à notre camp de chasse avec de l’eau et des collations, toujours prêt dans l’éventualité où quelqu’un abattrait une bête.

Ensemble de couteaux de chasse Primal Browning

 

Ensemble coton fromage orignal Cottonia

7. Prévoir l’imprévisible : la sécurité en forêt

À la chasse, comme lors de toutes les autres activités en nature, il faut comprendre les risques. Vous devriez avoir en tout temps sur vous :

En cas d’égarement ou de blessure, vous aurez de quoi vous sortir d’une mauvaise situation. Considérez toutefois que tout ce qui est dans cette liste ne sert pas à grand-chose si vous ne savez pas comment l’utiliser adéquatement. 

FAQ : questions fréquentes sur la chasse à l’orignal

Qu'est-ce que le « cou-bois » en chasse à l'orignal?

Quel équipement de sécurité apporter à la chasse à l'orignal?

Comment contrôler ses odeurs à la chasse à l'orignal?

Quel poids peut atteindre un orignal?

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