Chasse à l’ours noir : découvrez des conseils pour bien vous y préparer

La chasse à l’ours noir : s’initier à la récolte de ce gibier sous-estimé

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La chasse à l’ours noir, c’est une excellente activité pour celles et ceux qui détestent geler dans leur cache à la fin de l’automne. C’est aussi l’occasion de goûter à une viande exceptionnelle qui, à notre avis, n’a pas son égal dans le monde du hamburger. Mais avant de vous régaler, il faut vous préparer. Si vous êtes nouveau dans le domaine de la chasse, pas de panique! Suivez nos conseils et vous aurez tout ce qu’il faut pour vous lancer dans l’aventure.

(Crédit photo : Émile David)

 

Planifier pour mieux chasser

La saison de la chasse à l’ours noir débute le 15 mai. Le 14 mai au soir, s’il vous prend une envie soudaine de chasse à l’ours noir, vous feriez mieux de vous joindre à un ami ou de vite chercher une place en pourvoirie. L’ours aime bien la régularité et il faudra s’occuper de lui quotidiennement en amont du 15 mai si vous souhaitez le voir apparaître devant votre cache.

 

Attirer l’ours noir avec un appât éprouvé

L’ours noir est omnivore; il mange de tout. Petits fruits, plantes, insectes, rongeurs… La forêt est son restaurant et il sait saisir tout ce qui se trouve au menu.

Cela dit, il raffole de sucre, un péché mignon sur lequel vous pouvez miser lorsque vient le temps de l’attirer avec un appât. Dans un baril, préparez-lui un festin avec de la moulée, des gâteaux, du maïs, de la mélasse, du pain, des sucreries, etc. Différents produits existent sur le marché pour intensifier les appâts : des leurres odorants, des gelées attractives, des liquides sucrés, etc. L’important, c’est d’être assidu et de s’assurer que le gibier ne manque de rien. Il faut conserver son intérêt.

La FédéCP a d’ailleurs publié une vidéo sur la conception d’un appât efficace.

 

Viser avec précision

En plus d’attirer la bête, il faut vous préparer à tirer. Où tirerez-vous dans cette boule de poil sombre qui apparaîtra devant vous? Si le cerf ou l’orignal ont de belles pattes bien dessinées afin de vous aider à évaluer la zone vitale, l’ours noir peut se comparer à une tache aux membres peu définis. Il faut bien le connaître et attendre patiemment le moment idéal afin de faire un tir mortel. Visionnez des images et informez-vous sur les zones vitales jusqu’à ce que vous voyiez à travers la couche de poil.

Par ailleurs, quelle est la grosseur de l’animal qui se pointe dans votre champ de vision? Aiguisez vos réflexes pour déterminer la taille de l’ours noir, surtout si vous êtes un chasseur de trophée. Tout est une question de proportion : la taille des oreilles par rapport à la tête, la longueur des pattes par rapport au corps. L’ourson semblera avoir de grandes oreilles plutôt rapprochées et des pattes assez longues par rapport à la hauteur de son corps.

 

Analyser, observer et patienter

Aucune partie de chasse à l’ours noir n’est pareille. Une saison entière ou quelques heures aux aguets peuvent suffire pour récolter un ours noir. L’année suivante, vous pourriez faire face à plusieurs jours d’attente et rester bredouille. Rien de plus incertain que la chasse et spécialement la chasse à l’ours noir. Pour bien vous préparer, quelques éléments peuvent toutefois être contrôlés.

  • L’utilisation d’une caméra de surveillance sur votre territoire vous en dira long sur les habitudes des ours noirs qui fréquentent votre site de chasse (nombre, heures de passage, fréquence, etc.);
  • L’aménagement d’un poste d’affût adapté à l’arme de chasse utilisée. Assurez-vous d’être à une distance de tir réaliste pour vous, c’est-à-dire à la distance à laquelle vous avez pratiqué à tirer;
  • L’inventaire de votre matériel. Préparez votre sac à dos avec ces incontournables :
  • Permis valide
  • Attaches en nylon
  • Couteau bien affûté pour l’éviscération
  • Gants de latex
  • Étamine
  • Filet à mouche et répulsif à moustiques
  • Bouteille d’eau
  • Trousse de premiers soins
  • Etc.

 

Se camoufler de façon protégée

En tant qu’amant de la nature, vous êtes assurément très excité de vous retrouver en forêt au moment où celle-ci renaît. L’odeur de la terre humide, les bourgeons qui émergent, les oiseaux qui paradent… Ce spectacle éveille les sens et stimule le bien-être. Toutefois, sous vos pieds, une autre espèce est encore plus excitée que vous de prendre d’assaut la forêt : les insectes piqueurs. Qui dit printemps, dit éclosion. Vous ne pourrez y échapper, alors vaut mieux vous y préparer. Le défi : combattre mouches, moustiques et tiques sans les habituels crèmes ou vaporisateurs odorants. Pour ne pas être remarqué, ce sont les vêtements de camouflage longs, les filets et les diffuseurs de type Thermacell, qui sont à privilégier pour une protection efficace et discrète. Non seulement vous éviterez des piqûres, mais vous réduirez vos mouvements. Si vous battez l’air des bras pour faire fuir les insectes, il est fort probable que tous les autres animaux vous fuient aussi.

 

Contrer la chaleur

Autre point important à considérer bien avant le tir : la chaleur. Chasser lors de la saison estivale veut dire que chaque minute est comptée si vous souhaitez récupérer la viande et la garder fraîche afin de goûter ce fameux burger. Préparez-vous en visionnant la vidéo d’éviscération et de dépiautage de l’ours noir produite par la FédéCP. Bien qu’elle puisse paraître difficile à exécuter pour de multiples raisons, l’étape de l’éviscération est primordiale; pensez à être accompagné(e) par quelqu’un d’expérimenté si vous ne vous sentez pas capable de l’accomplir seul(e). Congelez aussi quelques bidons d’eau pour avoir de la glace sous la main afin de refroidir la carcasse de l’animal.

Veuillez noter que cette vidéo comporte des scènes visant un public averti.

 

Faire preuve de générosité

Dernier préparatif : trouver un boucher. Bien que vous aurez récupéré votre viande rapidement et qu’elle sera dans une glacière, il n’est pas nécessaire de la transporter sur des centaines de kilomètres en voiture ou de la garder dans votre garage pendant que vous faites des appels à des bouchers de plus en plus éloignés. Ayez un plan bien défini pour l’étape post-tir. La meilleure de toutes les options? Un boucher certifié Chasseurs généreux. Vous pourrez ainsi lui signifier que vous faites don de quelques livres de délicieuse viande pour les gens dans le besoin. C’est le boucher qui s’occupera de remettre le don aux Banques alimentaires du Québec. C’est promis, vous dégusterez votre premier repas d’ours noir avec le cœur absolument léger.

 

Il ne reste que quelques semaines avant l’ouverture, allez, au boulot!

Équipez-vous

 

Cet article a été produit en collaboration avec la FédéCP.

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